Cercle Genevois de Prévention     

Accueil                 dernière mise à jour : 19.01.2015 11:36                                                                                                                                                             

 

 

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Supprimer le tabou - Dédramatiser - De la coresponsabilité au lieu de pitié - Aider plutôt que punir -

 

A qui s'adresser :

 

  http://www.fegpa.ch   (Genève)

 

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ALCOOL ET DROGUES

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Les textes ci-dessous sont tirés de la brochure " Substances engendrant la dépendance au poste de travail" émise par la Suva (88132) en collaboration avec l'Institut suisse de prévention de l'alcoolisme et autres toxicomanies.

Aptitude personnelle au travail

Art. 11, al. 3 OPA

Le travailleur ne doit pas s’exposer à un danger qu’il a créé lui-même du fait de son état perturbé. Ceci concerne la consommation d’alcool ou d’autres produits enivrants ainsi que les troubles de la santé, dont il est conscient, qui peuvent engendrer un danger.

bullet De par sa constitution biologique, chaque être humain peut devenir dépendant d'une substance. Même dans les meilleures conditions, avec une enfance merveilleuse, une carrière réussie et un mariage heureux, il est possible de devenir dépendant d'une substance. Si une telle personne ne devient pas toxicomane au cours de sa vie, c'est qu'en plus de bonne conditions de départ, elle aura aussi eu un peu de chance. La maladie de la toxicomanie est aussi répandue dans les couches supérieures de la société que dans les couches inférieures. La confrontation avec le danger de la dépendance fait partie des défis de la vie.
bullet Ce n'est pas parce qu'une drogue est légale ou illégale qu'elle est plus ou moins dangereuse. Il s'agit là de décisions politiques. Il y a une époque où le café était interdit, et les consommateurs de cette boisson étaient alors poursuivis aussi sévèrement que le sont aujourd'hui les héroïnomanes. Au début de ce siècle, la morphine était une drogue à la mode qu'on pouvait consommer en toute légalité. L'alcool quant à lui est reconnu par la médecine comme une substance particulièrement nocive qui a le pouvoir de créer de fortes dépendances. Beaucoup de spécialistes considère l'alcool comme une substance plus dangereuse que le haschisch. Les coûts sociaux générés par l'abus d'alcool sont énormes, pourtant il n'est pas interdit. L'alcool est très ancré dans notre culture et il dispose d'un puissant lobby (viticulteurs, distilleries, commerçants, restaurateurs, etc..). Avec ces données à l'esprit, on est moins tenté d'entonner la complainte sur les drogués et autres héroïnomanes. Le coût social de l'alcool pèse en effet bien plus lourd !
bullet Une drogue augmente le risque d'accident et peut nuire à la santé. Entre 1963 et 1996, le pourcentage de morts dus à l'alcool dans les accidents de la circulation est passé de 14 à 19%. En Suisse, 20% des patients admis au service des urgences suite à un accident du travail ont de l'alcool dans le sang. Ce chiffre ne tient pas compte d'un nombre important de cas qui sont pas déclarés par crainte d'une sanction (réduction des prestations d'assurance) et d'une mauvaise réputation (perdre la face et déficit d'image).
bullet La toxicomanie est une maladie qu'il est possible de guérir. Un parallèle est en général rapidement établi entre dépendance et "absence de morale", "faiblesse" ou "faute". Ceci est faux. La toxicomanie est une maladie comme une autre. Il faut la prendre au sérieux sans pour autant la dramatiser: une personne qui demande de l'aide a de bonnes chances de guérison.

 

Ivresse

 

Art. 4 OTConst

Organisation de la sécurité au travail et de la protection de la santé

bullet Toute personne qui, par son comportement ou son état, s'expose à un danger ou met en danger d'autres personnes doit être renvoyée du chantier.

 

Art. 24 L5/05/037

Il est interdit de pénétrer en état d’ivresse sur le chantier.

Si le chef de chantier constate en cours de travail qu’un ouvrier est pris de boisson, il doit le renvoyer immédiatement.

 

bullet L'alcool réduit les appréhensions; nous devenons plus courageux et ressentons un goût du risque plus prononcé. Mais en même temps, il diminue notre capacité de perception et de réaction, nous devenons plus lents et ne distinguons plus aussi nettement les dangers. Il s'agit de deux tendances dont les effets fatals se renforcent mutuellement. Il est important de savoir que ces modifications peuvent être mises en évidence dès 0,3 0/00. Travailler ou conduire avec de l'alcool dans le sang est donc dangereux bien avant 0,8 0/00.

 

Procédés

 

bullet Il convient d'appliquer la règle de base suivante : à l'aide du gage "garantie de l'emploi" et au moyen d'une procédure structurée et clairement définie, l'entreprise doit amener la personne concernée à accepter une aide compétente et à suivre un traitement (service médico-sociaux, centre de prévention des toxicomanies, médecins, cliniques).
bullet Dans une premier temps, le supérieur direct observe le comportement de la personne concernée et note par écrit les faits marquants. Au cours du "premier entretien", cette personne cherchera vraisemblablement à nier les faits. C'est pourquoi il est important de disposer d'une liste d'observations et d'incidents avec des repères précis (heure et lieu).
bullet Après le premier entretien, il convient de fixer un délai de un à trois mois pour le second entretien. Durant cette période, des faits sont à nouveau collectés. Si le comportement s'est normalisé, alors l'affaire est close et le personne concernée en est informée dans un entretien. Si ce n'est pas le cas, on pratiquera dans un deuxième entretien ce qu'il est convenu d'appeler la "confrontation constructive". A cette occasion, la personne est placée devant l'alternative suivante; soit aborder son problème avec l'aide de personnes compétentes, soit, en cas de nouveaux incidents et d'avertissements écrits, perdre son emploi. En plus de la personne concernée, les personnes suivantes assistent au second entretien: le supérieur direct, ainsi que son supérieur immédiat dans la hiérarchie, et/ou un représentant du service du personnel ou du service social. Si la personne accepte l'offre d'aide, un examen médical est effectué, puis suit un traitement (ambulatoire, en clinique, suivi médical) dont les modalités sont fixées (maintien du paiement du salaire, cotisation d'assurance maladie etc..). Seul le médecin est habilité à établir des diagnostics (par ex. alcoolisme).
bullet L'employeur n'a pas seulement le droit, mais également le devoir de prendre des mesures lorsqu'un employé compromet la sécurité au travail par sa consommation de produits engendrant la dépendance. S'il rencontre un collaborateur en état d'ébriété, il doit décider si cette personne est encore apte à exercer son travail dans des conditions satisfaisantes de sécurité. S' ce n'est pas le cas, il faut qu'il l'affecte à un poste de travail qui ne soit pas dangereux, ou alors il doit lui demander de rentre à la maison. Un cadre ne peut contraindre personne à accepter une mesure de l'alcoolémie (alcootest ou analyse de sang). Mais si un employé refuse ce test, le supérieur ne pourra pas savoir s'il est encore en état d'effectuer son travail dans des conditions satisfaisantes; en cas de doute, il devra donc l'éloigner du poste de travail.